L'association Coordination pour La Défense du Rail et de l'Intermodalité en Comminges/Barousse

Objet et historique de l’association

L’association CDRIC est une association loi 1901 née en octobre 2016. Son siège social est à Bagnères-de-Luchon.

Depuis Avril 2018 l’association est affiliée à la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports).

L’objet de l’association a pour but de défendre et de représenter les intérêts des usagers de la ligne ferroviaire Luchon-Montréjeau-Gourdan-Polignan et de la liaison de nuit Paris-Luchon, auprès de l’Etat, de la SNCF, des collectivités territoriales, de l’Union Européenne et de tous organismes publics ou privés. L’association veut prendre part au débat public sur la politique des transports :

  • pour la promotion du rail en Comminges-Barousse permettant le déplacement des personnes et des marchandises dans le respect de l’environnement et du cadre de vie
  • pour la qualité des services et la connexion des transports ferroviaires en lien avec les autres modes de déplacement

Depuis novembre 2014 date de la suspension de la ligne Montréjeau-Luchon, l’association a mobilisé largement pour revendiquer la nécessité de la remise en exploitation de la ligne pour la vie de nos vallées.

En décembre 2016, bonne nouvelle : le Conseil Régional décide de rouvrir la ligne avec le vote des budgets pour les études et les travaux de renouvellement complet de la voie et de certains ouvrages d’art. Cette décision est un signe fort pour la vie économique de nos vallées et de ses habitants. Malheureusement la SNCF n’y est pas prête et ralentit les études d’avant-projet et projet et fait le choix désastreux en 2017 de démanteler la caténaire construite en 1923 ! La perte de l’électrification historique de la ligne est un non-sens et fait preuve de cynisme à un moment où l’urgence climatique impose de favoriser les mobilités décarbonées. A force de sollicitations, de réunions et de revendications en Comité de Pilotage de la ligne, son avenir est désormais assuré.

A partie du 1er janvier 2023 la Région assurera la gestion de la ligne et pilotera les travaux en devenant maître d’ouvrage par le transfert de compétence de la SNCF à la Région. Cette option est devenue possible par un amendement voté dans le cadre de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM). La Région a pour objectif la remise en service au deuxième semestre 2024.

L’association voulait que cette ligne reste une vitrine technologique conformément à ce qu’elle fût dès ses débuts et nous l’avons obtenu : la caténaire n’est plus là mais ce sont les nouveaux trains à hydrogène d’Alstom qui rouleront bientôt sur la nouvelle ligne à l’horizon 2025 !

Aujourd’hui, l’association veut amplifier la mobilisation des usagers en les motivant à être adhérents :

  • pour que l’agenda du programme de remise en service de la ligne soit respecté
  • pour soutenir le projet de croisement en gare de Marignac afin d’améliorer la fréquence des trains
  • pour un accueil physique en gare en maintenant des agents
  • pour le retour du train de nuit Paris-Luchon avec la possibilité d’un réveil en gare de Luchon sans changement

Nous proposons également de promouvoir le transport de marchandises, agissons pour développer une intermodalité efficace à partir des gares. Cela implique de desservir les centres villages et les vallées avoisinantes grâce à des bus ou navettes calés sur les horaires des trains. Nous envisageons enfin une ligne internationale Toulouse-Madrid en reliant le Val d’Aran à partir de la gare de Marignac qui deviendrait un Pôle d’Echanges Multimodal (PEM). Cette liaison transfrontalière serait assurée par les bus du Val d’Aran depuis Marignac jusqu’à Lerida pour se connecter au réseau ferré espagnol.

Si la ligne est assurée de reprendre du service de nombreux projets restent à concrétiser et l’association continue à rester mobilisée et vigilante.

Documents à consulter:


uts-association-cdric_v4.pdf